Epilogue
29 juin 2010
Il n’y a plus de distances. Hier, je lézardais plage du virage à Dakar. Aujourd’hui, je longe le Lac Léman, quai du Mont-Blanc à Genève.
En quelques heures, un avion m’a déraciné. Je suis passé de l’Afrique à l’Europe, du baobab au Salève, du noir au blanc.
Ce dernier voyage conclut un périple de trois mois qui m’a conduit de Dakar à Tombouctou, de Bamako à Ouagadougou, de Bobo-Dioulasso à Kayes, de Tambacounda à Ziguinchor, en passant par bien d’autres villes et villages aux noms chantants.
Ce périple je l’ai raconté en une centaine de post, publiés au fil des jours sur ce blog. Une centaine de textes, autrement dit presque rien. Un grain de sable au milieu du Sahel.
Pourtant, c’est ici que je m’arrête. Mon voyage se termine et, par conséquent, la mise à jour de Chronique africaine, également.
En traversant le pont du Mont-Blanc, je ne peux m’empêcher de sourire. Il y a trois mois, je traversais le même pont dans l’autre sens. «Viens voir, toi qui parle sans savoir», fredonnait alors Tiken Jah Fakoly à mon oreille.
J’ai été voir.
Trois mois plus tard, je m’aperçois à quel point rien ne s’est passé comme je l’imaginais. Et quelque part heureusement! Revenir avec la même vision du monde aurait été la pire des choses.
Très imparfaitement, j’ai essayé de vous faire partager mes découvertes, expériences et rencontres, espérant vous offrir un autre regard sur l’Afrique que celui habituellement véhiculé.
A posteriori, j’aurais peut-être préféré –et vous aussi– des post moins fréquents mais mieux écrits, mieux ficelés.
Pas de regrets pour autant. J’ai aimé la contrainte excitante du «un post par jour» et l’adrénaline du «publier maintenant», même si l’absence de recul s’est fait cruellement ressentir.
Avant de refermer complètement cette page, je tiens à remercier chaleureusement celles et ceux qui m’ont accueilli, logé, nourri et aidé en Afrique, les familles Coulibaly et Diop en particulier.
Un grand merci également à Diana Bogsch (graphiste) et Allan Bowman (informaticien) qui ont participé au développement technique et graphique de ce blog, et à celles et ceux que je ne peux nommer ici mais qui se reconnaitront.
Enfin, je vous remercie tous, vous qui avez suivi Chronique africaine. Vos remarques, commentaires et encouragements m’ont accompagné et soutenu tout au long de ce voyage.
En vous souhaitant bonne route à tous.
Bertrand Beauté


Et merci à toi de nous avoir fait voyager trois mois durant, nous rappelant que la crise et la retraite c’est pas tout, et qu’il y a bien d’autre façons de vivre sur cette même planète…
A bientôt, land rover
Merci Bertrand, j’ai été un lecteur assidu de cette chronique africaine, ces escapades quotidiennes vont me manquer désormais!
You did great!