Tout ce que je n’ai pas dit…

26 juin 2010

De retour dans la capitale sénégalaise, après avoir découvert le Mali, le Burkina et plus dernièrement la Casamance, je m’aperçois que je n’ai parlé de Dakar que par la fenêtre HLM Grand-Yoff.

Mais Dakar est bien plus que cela. Ville fiévreuse, débordante de vie avec ses 2,5 millions d’habitants, la capitale sénégalaise est le cœur économique du pays, son poumon culturel.

Place de l’Indépendance ou avenue Léopold Sédar Senghor, des hommes en costume déambulent à côté des vendeurs ambulants. Le contraste est saisissant.

Dakar est à la fois une ville occidentalisée avec ses tours et ses quartiers d’affaires et de l’autre une ville africaine avec sa Medina et ses cars rapides.

Depuis une dizaine d’années, la ville a beaucoup changé. Outre le tout nouveau monument de la renaissance africaine inauguré en avril dernier, de nombreuses voies rapides ont vu le jour.

Entièrement refaite, la route de la corniche Ouest se transforme petit à petit en une croisette locale, avec ses hôtels de luxe et ses résidences privées.

A la veille de mon retour en Europe, je m’aperçois à quel point j’aime ce petit bout de terre entouré par la mer et à quel point je l’ai mal traité.

Puis-je dire que j’ai écrit sur Dakar, sans avoir parlé une seule fois de l’Ile de Gorée, des marabouts ou du mouridisme?

Je voudrais écrire davantage. Evoquer Yoff village, les Amaldies, les Mamelles, N’Gor, Ouakam, Patte d’Oie, Pikine, la plage de Hann… Bref, tous ses quartiers où j’ai flâné tant de fois avec plaisir.

Je souhaiterais également parler de toutes ces discussions passionnantes sur le toit d’HLM Grand-Yoff, de toutes ces rencontres si riches. Décrire aussi ces parties de foot endiablées, jouées dans le sable au pied du stade Léopold Sédar Senghor…

Allongé dans ma chambre à HLM Grand-Yoff, je regarde la dizaine de carnets Moleskine que j’ai gribouillé en trois mois de voyage. Combien d’interviews, de visites, de rencontres et d’histoires, je n’ai pas eu le temps de raconter? Des dizaines, peut-être davantage.

Malheureusement, le temps me manque. Ces gribouillis resteront pour la plupart des notes classées sans suite.

D’ici demain, je débrieferai encore une (ou deux) histoire prise au hasard dans mes carnets. Pour la première fois, la chronologie ne sera plus à l’ordre du jour. Il s’agira d’une histoire malienne, burkinabaise ou sénégalaise, selon mon inspiration.

En tout cas, cela sera comme d’habitude une Chronique africaine. L’une des dernières avant la mort programmée de ce blog, mardi 29 juin.


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