Et si c’était la faute du coq!

21 juin 2010

«Scandales à répétition au mondial, la France implose!», titre le quotidien sénégalais Kotch, avant de s’interroger «où va la France?»

A l’image des médias internationaux, la presse sénégalaise traite largement aujourd’hui «la chute de la maison bleue» au mondial de football.

«Insultes, boycott, divisions, la France touche le fond», estime le quotidien sportif Walf Sports. «Comment le finaliste de la dernière Coupe du Monde a-t-il pu tomber si bas?»

La faute du coq

Non sans ironie, le quotidien estime que «c’est la faute du coq». «Tout remonte au 10 décembre 2006, raconte Walf Sports. Ce jour là, la FFF (Fédération française de football, Ndlr) présente son nouveau logo. Si le coq surmonté d’une étoile est bien présent, ce dernier présente en revanche un changement de taille. Pour la première fois de son histoire, il regarde vers la droite. Si cela peut paraître anodin, force est de constater que les résultats des Bleus n’ont jamais été aussi mauvais depuis l’arrivée de ce nouveau logo.»

Et Walf Sports de conclure: «Le coq aurait donc jeté le mauvais œil sur l’équipe de France. Et l’incompétence du sélectionneur, l’égo surdimensionné des «cadres» ainsi que le manque d’esprit d’équipe n’en seraient que la manifestation concrète.»

Plus sérieusement, le quotidien Kotch rappelle que «depuis leur défaite contre le Mexique, les Bleus nagent en plein vaudeville. Après les insultes proférées par Nicolas Anelka contre le sélectionneur Raymond Domenech et son exclusion du groupe, un vent de révolte souffle chez les joueurs qui sont entrés en dissidence avec leur fédération.»

Une situation qui était prévisible selon Walf Sports qui rappelle que «l’ère Domenech a longtemps ressemblé à une comédie, avec un coach théâtral dans ses expressions. Aujourd’hui le drame est à la hauteur des non-dits, des renoncements et des fuites en avant qui s’observent autour de l’équipe de France depuis plus de deux ans. Le foot français s’en remettra difficilement. Sur le terrain comme au niveau fédéral.»

Duverne poursuivi par la poisse

Le Pop, quant à lui, s’intéresse au personnage de Robert Duverne, le préparateur physique des Bleus qui a eu une vive altercation avec Patrice Evra. «Duverne, les habitués de la tanière des Lions (L’équipe de football du Sénégal, Ndlr) le connaissent bien (…) Car «ngorsi» (le gars) était le préparateur physique de l’équipe du Sénégal jusqu’à ce fameux soir d’octobre 2008, et cette élimination sans gloire des Lions par la Gambie.

Avec la crise que vit le football sénégalais depuis son passage, il s’en trouverait des esprits malins qui seraient enclins à dire qu’il est poursuivi par la poisse. Car après les Lions, voilà que la France implose.»

Un autre récidiviste pointé du doigt par la presse sénégalaise est Nicolas Anelka. «L’attaquant français, récemment exclu du groupe est au centre d’un véritable séisme médiatique. Un coup d’œil sur son passé montre qu’il n’a été que rarement en odeur de sainteté avec ses entraîneurs, aussi bien en club qu’en équipe nationale», écrit Kotch.

Une affaire d’Etat

Et le quotidien d’exhumer de vieilles histoires. On apprend qu’à 17 ans, Nico insultait déjà son entraineur, Luis Fernandez, au PSG. La saisons suivantes, «il pose ses balluchons à Arsenal», mais «peine à s’intégrer». «Son mauvais caractère est déjà mis en avant.»

Quelques années plus tard, au Real de Madrid, «il refuse de s’entraîner pendant trois jours». Une idée qu’il a peut-être glissé à ses partenaires. Suivent des brouilles avec Jacques Santini (entraîneur des bleus en 2002) et Gérard Houillier (entraineur de Liverpool en 2002), pour ne citer qu’eux.

Quoiqu’il en soit, pour les participants à ce fiasco planétaire le retour à la maison s’annonce chaud, prévient le quotidien Kotch qui parle d’une véritable «affaire d’Etat» où se sont impliqués Roselyne Bachelot, ministre de la santé et des sports et Nicolas Sarkozy.

En effet, «les lendemains de Coupe sont souvent douloureux pour les pays dont les résultats n’ont pas été à la hauteur des attentes.» Et le quotidien de rappeler les nombreux ministres des sports sénégalais (Joseph Ndong, Bacar Dia et El Hadji Daouda Faye) qui ont perdu  leur poste depuis 2002 après une contre performance de l’équipe nationale, ainsi que l’aventure des joueurs ivoiriens, retenus pendant deux jours dans un camp militaire suite à leur élimination de la Coupe d’Afrique des nations, en 2000.

«Aujourd’hui, estime le journal, le football a atteint des sommets historiques et inquiétants. Quant on voit la virulente réaction des supporteurs camerounais qui attendent de pied ferme le retour du sélectionneur Paul Le Guen, on craint le pire.

D’autant plus que ce ne serait pas une première. Des fanatiques avaient brûlé la maison de leur défenseur Pierre Womé qui avait eu la malchance de rater le pénalty de la qualification pour le mondial 2006. Escobar, défenseur colombien, avait été tué de retour à son pays, pour avoir  été à l’origine du but de l’élimination lors du mondial 1994.»

Bref, Domenech et ses ouailles ont intérêt à rester caché pendant quelques temps.


  • duverne robert dit :

    Je n’ai jamais été préparateur physique du Sénégal

    • admin dit :

      Il semble dans ce cas que mes confrères du Pop ont commis une boulette. Mes excuses pour l’avoir répétée dans cette revue de presse.

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