Home Sweet Home

19 juin 2010

«Zone au climat social assez difficile». Voilà comment mon guide, d’une formule lapidaire, résume HLM Grand Yoff, le quartier où je réside à Dakar.

Qu’importe. Je m’y sens bien, presque chez moi. De retour, dans les rues sablonneuses de ce quartier décrit comme difficile, je retrouve les mêmes enfants qui rejouent avec le même ballon défoncé les premiers matchs de la coupe du monde.

La maison n’a pas changé: toujours aussi accueillante avec ses allures de château fort en parpaings nus. La petite Khadija du haut de ses 5 ans m’accueille avec euphorie, ses petits bras noirs grands ouverts. Oui, je suis bien rentré à la maison.

Sur la table, un imposant Thiéboudienne (littéralement poisson de riz) m’attend. Monument national au Sénégal, le Thiéboudienne est un plat de riz rouge (car cuisiné à la sauce tomate), servi avec du poisson frit (idéalement du thiof) et accompagné de carottes, de manioc, de pommes de terre douces, d’une farce à l’ail, ainsi que d’une sauce au bissap. Un régal.

Autour du plat commun, je raconte inlassablement mon périple de Tombouctou à Ouagadougou, de Bamako à Bobo-Dioulasso. Les sourires sont au rendez-vous.

Dehors, je retrouve Padien pour quelques discussions au soleil couchant. Au loin, le stade Léopold Sédar Senghor se dresse toujours majestueusement, sorte de soucoupe spatiale séparant les quartiers de Parcelle et de Grand Yoff.

Pour mon retour à Dakar, je me prescris quelques jours de repos à lézarder à la maison ou chez Pacco à la plage du virage. Entre deux siestes, j’apprends à cuisiner mes plats préférés: Thiéboudienne, Yassa poulet, Yassa poisson.

Un jour ou l’autre, j’en ferai dans mon autre maison, histoire de donner à ma cuisine helvète des faux airs de Sénégal.


  • Kez dit :

    Quand tu remontes à paname, tu me fais un Yassa poulet, dis ? allez, stp :)

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